Generazione Association, au revoir

Alla fine, come immaginavo, Jean-Cristophe Menu e L’Association non sono più una cosa sola.

Poche ore fa, Menu ha inviato ad amici e autori una lettera – il testo originale, in francese, è qui sotto – con cui ha comunicato l’abbandono della casa editrice di fumetto più influente degli ultimi 20 anni. Un’impresa editoriale che aveva contribuito a fondare e plasmare, rendendola quel che ha chiamato – e giustamente – “uno dei Cataloghi più belli della Terra”: DavidB, Baudoin, Sfar, Trondheim, Satrapi, Mattioli, Ruppert&Mulot, Gobelet solo per dire alcuni artisti imprescindibili per qualsivoglia fumettòfilo contemporaneo.

La storia si è chiusa non su una ricomposizione, ma su una frattura insanabile con i vecchi co-fondatori. Generata dallo stesso Menu e dalle sue scelte gestionali, imprenditoriali e persino comportamentali, come ha raccontato più volte questo blog.

Ma il tempo per fare un bilancio arriverà tra qualche giorno. E al momento non posso che unirmi al coro di chi spera che il marchio continui a sfornare eccellenti talenti, che il desiderio di aprire una nuova struttura da parte di Menu non siano solo parole al vento, e che non mi prenda quella classica malinconia che farebbe dire: la MIA generazione l’ha vista nascere, crescere e (quasi morire).
La mia, in fondo, è stata – anche – la “generazione Association”.

—————————

MUNIQUET ONICIEL

DE JCMENU.

A tous.

Je laisse L’Association derriere moi.

Sans rancoeur ni regrets.

Il aura fallu, pour accepter l’amputation de 21 ans de vie, un fameux diagnostic de gangrene incurable.

Il aura fallu aller au bout de cette incurie pour le savoir vraiment.

L’impossibilité d’aller de l’avant dans ce contexte ne fait désormais pour moi plus aucun doute.

Et ma décision, mûrement réfléchie, est désormais inexpugnable.

Ce n’est pas très gai de voir une Utopie s’écrouler sous le poids de la plus basse trivialité. Une poignée de revanchardise, une autre d’inconséquence, une autre d’incompétence : ça fait un chien à trois pattes. Et il pue.

Bon courage aux lapins inattendus qui sortent du chapeau, par hasard ou par tour de passe-passe : ils se voient sauveurs, ils ne sont que l’ombre d’un Collectif fantasmé qui n’est plus actif que dans certains cauchemars, ceux-là mêmes où le mot “démocratie” devient moins que rien.

Je quitte L’Association avec un seul souci : perdre ces moments magiques où un Editeur et un Auteur découvrant leur ouvrage sorti des presses, éprouvent ce que j’oserais appeler une Epiphanie. Epiphanies qui doivent continuer à exister ailleurs. Et mieux.

Donc non, finalement, je pars sans aucun souci.

J’ai été “patron-voyou”, lynché des mois publiquement, puis j’aurais (paraît-il) été “plébiscité”. Pour moi c’est la même chose, dans le sens où cela n’a aucun sens. J’ai besoin de sens pour construire quelque chose. Dans la configuration qui s’annonce, je ne suis indispensable que muselé et rouméguant moi-même sur trois pattes. Sans façons.

Tout se passe dans le déni total de ce que j’ai pu faire seul depuis cinq ans : à savoir un travail d’Editeur libre à qui on ne cherche pas noise au moindre pet. Noise que j’ai déjà vécue. Et que d’aucuns se croient autorisés à me faire revivre. Eh bien non.

J’ai été jusqu’à la réconciliation, au pardon, j’ai voulu y croire, j’y ai presque cru. Mais dès que les points fondamentaux ont été abordés, la mésentente séculaire est revenue au galop, en pire puisque désormais “Bureau” (autoproclamé et illégitime, mais quelle importance ?). La suite de l’Histoire de L’Association ne m’appartient plus. Mais la suite de mon Histoire n’appartient qu’à moi. Et à certains d’entre vous.

Par respect élémentaire pour les Auteurs, je souhaite accompagner jusqu’au bout les livres que j’ai initiés ; achever de superviser le graphisme du site internet de L’Association. Mais dès ce jour, je me désolidarise de toute décision et de toute procédure émanant de L’Association, lesquelles, souvent consternantes à mes yeux, ont déjà commencé à s’élaborer sans mon consentement.

On “remercie” l’Expert-Comptable, conseil de la structure depuis plus de quinze ans. On “remercie” l’Avocat de L’Association. On “remercie” un chef de fab intérimaire dont j’étais sûr des compétences. On annonce, à L’Association, le fameux livre “sur L’Asso” prévu ailleurs et bâti sur le règlement de comptes, sans mon accord et alors que je n’en ai rien vu. On envoie des “communiqués officiels” dont je n’ai suivi ni la rédaction, ni la diffusion.

Le plus curieux, c’est que cela ne m’affecte même plus.

Il suffit désormais de passer son chemin, en se forçant à la mansuétude.

Quitter ce marigot toxique n’est plus qu’un immense soulagement.

Ensuite, je créerai une autre structure.

Mieux vaut refonder, même le métal le plus précieux, que de se laisser fondre.

Pour moi, L’Association a achevé son Histoire. Une Magnifique Histoire, utopique, imprévisible et chaotique à souhait. Je crois d’ailleurs qu’elle a fini son Histoire dans le Valais Suisse, à Sierre en juin 2010, dans les liesses de l’exposition et du livre de ses 20 ans. Ensuite (même s’il y eut des Livres et non des moindres) tout n’a plus été que délire.

Il en aura fallu beaucoup, pour me dégoûter de 20 ans d’une Utopie que j’aurai créée. Il fallait que j’aille jusqu’au terme de ce processus (crise, conflit social, grève, agressions, calomnies, AG truquée, revenants hostiles, nouveau constat d’incompréhension) pour imaginer possible de laisser tout ce travail derrière moi, et imaginer possible de tout reprendre à zéro. C’est fait.

Merci, du fond du cœur, à tous les Auteurs et Amis qui m’auront soutenu, non seulement au cours de ces derniers mois abjects, mais pendant toutes ces années de lutte contre les moulins à vent (bien inoffensifs, finalement) et de réalisation de livres impossibles. Je laisse derrière moi un des plus beaux Catalogues de la Terre. Aucun regret : la moindre virgule de ce puzzle fait partie de ma vie. Vous êtes nombreux à le savoir. Le puzzle continuera autrement. Nous n’en perdrons aucune pièce.

Nous nous interdirons la nostalgie. Les Livres, eux, sont vivants.

Un Catalogue cohérent est vivant et dangereux.

Pour toujours. Si ce n’est pour l’Ethernité.

Je ne souhaite mauvaise chance à personne.

Je sauvegarde tout bonnement ma liberté.

Mes convictions. Et ma raison.

Voire ce qu’il nous reste à faire ensemble.

Allez savoir.

Intransigeance !

Opiniâtreté !

Où c’est possible!

Jean-Christophe Menu.

23 mai 2011.

– Posted using BlogPress from my iPad

16 Risposte

  1. muniquet oniciel non è una svista tua vero? confermamelo. perchè è la dimostrazione che menu da solo vale in genialità la banda di borghesucci che l’ha fatto fuori.

  2. traduzione, please…

  3. dai, dipende quanto paga a parola

  4. solo il titolo cazzo! è un gioco di parole che storpia communiquè officiel giocando con la maquette (il menabò francioso), i mune comix (volumettii che menu pubblicò per cornelius) e il proverbio honni soit qui mal i pense.
    ci sto pensando da ieri. come cazzo lo rendi in italiano?

  5. dunque non siete capaci di tradurlo…!😛

    ok. io sono d’accordo sulla genialità di Menu, sulla sua capacità di inventare libri e dare respiro a progetti altrimenti impossibili per quasi qualunque altro editore. ma non capisco perché questo talento intellettuale e forse ideologico da editor vero non possa andare insieme ad una gestione rispettosa di chi lavora con te… lo sciopero dei dipendenti ad angouleme è stato pesantissimo. e mica l’hanno fatto i borghesucci…

  6. mic. la sintassi di menu è geniale e complicatissima. per tradurla decentemente ci vorrebbero due tre giorni di lavoro.
    per tradurla alla cazzo (come fanno di solito i traduttori italici) un minuto e mezzo.ma ti perderesti tutto il gusto. quindi tanto vale niente.
    per il secondo punto: siamo uomini mic, mica veltroni, capita di comportarsi da stronzi e da carogne. poi tu sei proprio certo di come siano andate le cose?

  7. tradurre Menu? Ma parbleu!

  8. siamo uomini, mica veltroni………..
    ^__^
    se solo si fosse veramente ritirato a fare volontariato in africa…

  9. povera africa, na ha già tanti di problemi

  10. Menunicato Ulcerale

    A tutti.
    Lascio l’Association dietro di me.
    Senza rancore e senza rimpianti.
    Ci sarebbe voluta, per farmi accettare l’amputazione di 21 anni di vita, almeno una diagnosi incontrovertibile di incurabile metastasi.
    Già. Si sarebbe dovuti andare a fondo nell’indagine diagnostica per saperlo veramente. Ormai non ho più alcun dubbio sull’impossibilità di proseguire in questa direzione.
    E la mia decisione, lungamente rimuginata, è ormai irrevocabile.
    Non è divertente, neanche un po’, vedere un’ Utopia disfarsi sotto il peso della più volgare banalità. Un pugno di vendicatività, una pizzico di incoerenza, una presa di incompetenza: eccotelo una bella carabattola traballante.. E stantia.

    Buona fortuna ai loro trucchi improvvisati, dal caso o dal passaparola: si vogliono salvare, ma non sono altro che l’ombra di un Collettivo fantasma che non era più operativo se non negli incubi di quegli stessi per cui la parola democrazia è diventata meno di niente.

    Lascio l’Association con la sola amarezza di non vivere più quel momento magico in cui un editore e un autore, davanti alla loro opera fresca di stampa, provano quella che definirei come un epifania.
    Queste epifanie devono continuare a esistere altrove. E meglio. Ecco: allora no, me ne vado, alla fine, senza alcuna amarezza.

    Sono stato un padrone carogna, linciato pubblicamente poer mesi, poi sarei stato (pare) plebiscitato. Per me è la stessa cosa, nel senso che non ha nessun senso. Invece c’è bisogno di senso per costruire qualcosa. Nella riorganizzazione che si profila io sarei indispensabile solo se musealizzato e zampettante. Non se ne parla.
    Tutto si riassume nel disconoscimento di quello che sono riuscito a fare da solo negli ultimi cinque anni: vale a dire un lavoro da editore libero che non si è piegato a tutte le accuse scagliategli di per ogni minima sciocchezza. Accuse che ho già vissuto e che nessuno può ritenersi autorizzato a farmi rivivere. Assolutamente.
    Ho cercato la riconciliazione, il perdono, ho voluto crederci. Ci ho praticamente creduto. Ma appena abbiamo toccato le questioni fondamentali, il nostro secolare disaccordo è tornato al galoppo, peggiore che mai, perché diventato Direttivo (autoproclamato e illegittimo, ma a qualcuno importa?). Il seguito della storia dell’Association non mi riguarda più. Ma il seguito della mia storia appartiene solo a me. E a qualcuno di voi.

    Per l’elementare rispetto dovuto agli autori, desidero portare a termine tutti i libri che ho iniziato: e completare la supervisione della grafica del sito internet dell’Association. Ma, da oggi mi dissocio da tutte le decisioni e da tutte le produzioni dell’Association, che, spesso incomprensibili ai miei occhi, hanno già cominciato a essere elaborate senza il mio consenso.

    Si ringrazia l’Esperto Contabile, consigliere della struttura da oltre quindici anni. Si ringrazia l’Avvocato dell’Association. Si ringrazia un redattore interinale delle cui competenze ero sicurissimo. Si annuncia, da parte dell’Association, senza il mio accordo e nonostante non ne abbia visionato nulla, il famoso libro “sur l’Asso”, programmato altrove e incentrato sui nostri regolamenti di conti. Si sono spediti “comunicati ufficiali” dei quali non ho seguito né la redazione né la diffusione.
    La cosa più curiosa è che adesso di tutto questo me ne frego.
    E’ tempo di seguire la mia strada, e di farlo in mansuetudine.
    Abbandonare questa palude mefitica è per me ora un grande sollievo.
    Poi, darò vita a un’altra casa editrice.

    Molto meglio rifondare, anche la cosa più preziosa, che farsi affondare.
    Per me. L’Association ha concluso la sua Storia. Una storia magnifica, utopica, imprevedibile e caotica. Sono inoltre convinto che abbia concluso il suo ciclo vitale a Sierre, nel Valais Svizzero, nel giugno 2010 in mezzo al tripudio della mostra e del libro per i suoi 20 anni. Dopo (anche se ci sono stati ancora dei libri) tutto non è stato altro che delirio.

    Ce né voluta, eccome, per riuscire a disgustarmi dei 20 anni di quell’Utopia che avevo creato
    E’ stato necessario arrivare al termine di questo processo (crisi, conflitto sociale, sciopero, aggressioni, calunnie. Assemblee generali truccate, fantasmi ostili, nuove incomprensioni) per farmi ritenere possibile lasciare tutto questo lavoro dietro di me, e immaginare possibile di ricominciare da zero. Così è stato.
    Grazie, dal profondo del cuore, a tutti gli autori e gli amici che mi hanno sostenuto, non solo durante questi ultimi mesi abbietti; ma durante tutti questi anni di lotta contro i mulini a vento (inoffensivi, a onor del vero) e della realizzazione di libri impossibili.
    Lascio dietro di me uno dei più bei cataloghi della terra. Nessun rimpianto: il più piccolo pezzo di questo puzzle fa parte della mia vita. Siete in tanti a saperlo. Il puzzle andrà avanti in altro modo. Nessun pezzo andrà perso.
    Bandiremo ogni nostalgia. I libri, loro sì che sono vivi.
    Un catalogo coerente è vivo e pericoloso. Per sempre. Se non addirittura per l’eternità.
    Non auguro del male a nessuno.
    Semplicemente salvaguardo la mia libertà.
    Le mie convinzioni. La mia ragione.
    C’è un sacco di roba che ci resta da fare. Andiamo a scoprire cosa.
    Intransigenza!
    Ostinazione!
    Da qualche parte, dovunque sia possibile!
    jcm

  11. grande che hai messo la traduzione per tutti!

  12. Menunicato è bellissima.
    Grazie Boris.

  13. […] sapete L’Association ha vissuto il suo ventesimo compleanno con una crisi lacerante. La ‘vecchia’ Association è forse morta per sempre. E come spesso accade, ora è il […]

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