Il programma di oggi: l’editoriale di François Ayroles

Per riprendere il filo dopo una settimana passata qua e , servirebbe una qualche transizione morbida.

Una buona strip, per esempio:

Tratta da Les parleurs, di François Ayroles

Risalendo la china

Friday distraction.

Giusto il tempo per questo, visto che nell’ultima – peraltro urfida – settimana, sono stato impegnato di qua e di .

E speriamo che il bel fotodisegnino – di Joshua Held – sia di buon auspicio per la prossima, di settimana. Ché poi anche basta con queste distrazioni politicoelettorali: è tempo di tornare a parlare di cose serie. Fumetti. Uhm.

Amnesty e il fumetto come sinèddoche

Pare proprio che Amnesty Italia, per fare un po’ di campagna di comunicazione intorno all’imminente manifestazione EuroPride a Roma, dedicata ai diritti dei “diversamente etero” (questa passatemela –  sennò vi mando Borghezio), si sia rivolta – nel progettare un’applicazione per Facebook – all’estetica del balloon.

Ambiguità incluse: l’ha chiamato “fumetto”. Che come riporta, chessò, il Sabatini Coletti, è: 1. la nuvoletta; oppure: la narrazione a disegni. [e non leggete il 2., che poi ci si arrabbia]

L’ambiguità semantica delle “parole per dirlo”: una questione che in italiano è ben più vasta – e complessa e antica – delle ricorrenti diatribe sul termine graphic novel.

Una rapsodia tumblrina

Tra le diverse piattaforme online, Tumblr è particolarmente apprezzata dagli utenti più propensi al, per dirla genericamente, “visual thinking”: fotografie, illustrazioni e immagini in genere.

In un ambiente come questo molte forme di mashup grafico trovano la loro sede d’elezione, ed è forse per questo che un lavoro come il fumetto “ibrido” Bohemian Rhapsody comic – creato con un mix disegni e foto – ha raccolto oltre 10.000 “note” (equivalenti dei like di Facebook) in meno di due giorni.

Bisogna anche riconoscere che, come adattamento visivo della celebre canzone dei Queen – e se non avete problemi a digerire l’estetica incerta da “photoshop casalingo” – si tratta di un tour de force narrativo davvero notevole, che per intero potete leggere qui:

via

Generazione Association, au revoir

Alla fine, come immaginavo, Jean-Cristophe Menu e L’Association non sono più una cosa sola.

Poche ore fa, Menu ha inviato ad amici e autori una lettera – il testo originale, in francese, è qui sotto – con cui ha comunicato l’abbandono della casa editrice di fumetto più influente degli ultimi 20 anni. Un’impresa editoriale che aveva contribuito a fondare e plasmare, rendendola quel che ha chiamato – e giustamente – “uno dei Cataloghi più belli della Terra”: DavidB, Baudoin, Sfar, Trondheim, Satrapi, Mattioli, Ruppert&Mulot, Gobelet solo per dire alcuni artisti imprescindibili per qualsivoglia fumettòfilo contemporaneo.

La storia si è chiusa non su una ricomposizione, ma su una frattura insanabile con i vecchi co-fondatori. Generata dallo stesso Menu e dalle sue scelte gestionali, imprenditoriali e persino comportamentali, come ha raccontato più volte questo blog.

Ma il tempo per fare un bilancio arriverà tra qualche giorno. E al momento non posso che unirmi al coro di chi spera che il marchio continui a sfornare eccellenti talenti, che il desiderio di aprire una nuova struttura da parte di Menu non siano solo parole al vento, e che non mi prenda quella classica malinconia che farebbe dire: la MIA generazione l’ha vista nascere, crescere e (quasi morire).
La mia, in fondo, è stata – anche – la “generazione Association”.

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MUNIQUET ONICIEL

DE JCMENU.

A tous.

Je laisse L’Association derriere moi.

Sans rancoeur ni regrets.

Il aura fallu, pour accepter l’amputation de 21 ans de vie, un fameux diagnostic de gangrene incurable.

Il aura fallu aller au bout de cette incurie pour le savoir vraiment.

L’impossibilité d’aller de l’avant dans ce contexte ne fait désormais pour moi plus aucun doute.

Et ma décision, mûrement réfléchie, est désormais inexpugnable.

Ce n’est pas très gai de voir une Utopie s’écrouler sous le poids de la plus basse trivialité. Une poignée de revanchardise, une autre d’inconséquence, une autre d’incompétence : ça fait un chien à trois pattes. Et il pue.

Bon courage aux lapins inattendus qui sortent du chapeau, par hasard ou par tour de passe-passe : ils se voient sauveurs, ils ne sont que l’ombre d’un Collectif fantasmé qui n’est plus actif que dans certains cauchemars, ceux-là mêmes où le mot “démocratie” devient moins que rien.

Je quitte L’Association avec un seul souci : perdre ces moments magiques où un Editeur et un Auteur découvrant leur ouvrage sorti des presses, éprouvent ce que j’oserais appeler une Epiphanie. Epiphanies qui doivent continuer à exister ailleurs. Et mieux.

Donc non, finalement, je pars sans aucun souci.

J’ai été “patron-voyou”, lynché des mois publiquement, puis j’aurais (paraît-il) été “plébiscité”. Pour moi c’est la même chose, dans le sens où cela n’a aucun sens. J’ai besoin de sens pour construire quelque chose. Dans la configuration qui s’annonce, je ne suis indispensable que muselé et rouméguant moi-même sur trois pattes. Sans façons.

Tout se passe dans le déni total de ce que j’ai pu faire seul depuis cinq ans : à savoir un travail d’Editeur libre à qui on ne cherche pas noise au moindre pet. Noise que j’ai déjà vécue. Et que d’aucuns se croient autorisés à me faire revivre. Eh bien non.

J’ai été jusqu’à la réconciliation, au pardon, j’ai voulu y croire, j’y ai presque cru. Mais dès que les points fondamentaux ont été abordés, la mésentente séculaire est revenue au galop, en pire puisque désormais “Bureau” (autoproclamé et illégitime, mais quelle importance ?). La suite de l’Histoire de L’Association ne m’appartient plus. Mais la suite de mon Histoire n’appartient qu’à moi. Et à certains d’entre vous.

Par respect élémentaire pour les Auteurs, je souhaite accompagner jusqu’au bout les livres que j’ai initiés ; achever de superviser le graphisme du site internet de L’Association. Mais dès ce jour, je me désolidarise de toute décision et de toute procédure émanant de L’Association, lesquelles, souvent consternantes à mes yeux, ont déjà commencé à s’élaborer sans mon consentement.

On “remercie” l’Expert-Comptable, conseil de la structure depuis plus de quinze ans. On “remercie” l’Avocat de L’Association. On “remercie” un chef de fab intérimaire dont j’étais sûr des compétences. On annonce, à L’Association, le fameux livre “sur L’Asso” prévu ailleurs et bâti sur le règlement de comptes, sans mon accord et alors que je n’en ai rien vu. On envoie des “communiqués officiels” dont je n’ai suivi ni la rédaction, ni la diffusion.

Le plus curieux, c’est que cela ne m’affecte même plus.

Il suffit désormais de passer son chemin, en se forçant à la mansuétude.

Quitter ce marigot toxique n’est plus qu’un immense soulagement.

Ensuite, je créerai une autre structure.

Mieux vaut refonder, même le métal le plus précieux, que de se laisser fondre.

Pour moi, L’Association a achevé son Histoire. Une Magnifique Histoire, utopique, imprévisible et chaotique à souhait. Je crois d’ailleurs qu’elle a fini son Histoire dans le Valais Suisse, à Sierre en juin 2010, dans les liesses de l’exposition et du livre de ses 20 ans. Ensuite (même s’il y eut des Livres et non des moindres) tout n’a plus été que délire.

Il en aura fallu beaucoup, pour me dégoûter de 20 ans d’une Utopie que j’aurai créée. Il fallait que j’aille jusqu’au terme de ce processus (crise, conflit social, grève, agressions, calomnies, AG truquée, revenants hostiles, nouveau constat d’incompréhension) pour imaginer possible de laisser tout ce travail derrière moi, et imaginer possible de tout reprendre à zéro. C’est fait.

Merci, du fond du cœur, à tous les Auteurs et Amis qui m’auront soutenu, non seulement au cours de ces derniers mois abjects, mais pendant toutes ces années de lutte contre les moulins à vent (bien inoffensifs, finalement) et de réalisation de livres impossibles. Je laisse derrière moi un des plus beaux Catalogues de la Terre. Aucun regret : la moindre virgule de ce puzzle fait partie de ma vie. Vous êtes nombreux à le savoir. Le puzzle continuera autrement. Nous n’en perdrons aucune pièce.

Nous nous interdirons la nostalgie. Les Livres, eux, sont vivants.

Un Catalogue cohérent est vivant et dangereux.

Pour toujours. Si ce n’est pour l’Ethernité.

Je ne souhaite mauvaise chance à personne.

Je sauvegarde tout bonnement ma liberté.

Mes convictions. Et ma raison.

Voire ce qu’il nous reste à faire ensemble.

Allez savoir.

Intransigeance !

Opiniâtreté !

Où c’est possible!

Jean-Christophe Menu.

23 mai 2011.

– Posted using BlogPress from my iPad

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